Cat Power - I found a ReasonJe me réveille et ouvre les yeux, sur mon plafond éclairé par la lumiere du petit matin. Encore une journée qui commence, sans toi. Ca fais peut être trois mois que notre " nous " n'existe plus, ta place reste toujours vide, et je ne dors jamais de ton coté. J'attrape machinalement mon portable, pas de message. C'était mon geste avant, de regardé en me réveillant si j'avais des messages ou pas, mais désormais je n'ai plus gout a rien. Mes habitudes se perdent. Je reste quelque minutes a fixé ce plafond fissuré par le temps en essayant de savoir si, encore une fois je suis en retard ou en avance. Je ne mets plus mon réveil depuis qu'il a malencontreusement rencontré le mur pendant une de mes colères. Le silence ce fait dehors, et je suppose que le soleil doit tout juste se pointé. Parfois, mon insomnie dure plusieurs semaines, pour ensuite retomber dans un sommeil profond durant deux voir trois jours. Mais l'insomnie revient, mon cycle de la vie.
Je réussis enfin a m'extirpe de ma torpeur, et me dirige vers la fenêtre. D'ici on peut voir l'arbre ou on avait pour habitude de grimpé le soir, pour admiré le coucher de soleil et les premières étoiles. On avait même dessiné notre vie futur sur cet arbre, a coup de couteau. L'église du village indique 6h50, en avance donc...
Je descend doucement devant la chambre de ma mère, et vois une jambe particulièrement musclé dépasser du lit, dans l'entrebâillement de la porte. Je continue ma marche silencieuse, ne voulant pas réveillé ma mère et son amant a usage unique. Depuis que papa est partit, rien n'est plus pareil a la maisons, et a vrai dire rien n'est plus pareil depuis qu'Elle est partit...
J'arrive dans la cuisine pour prendre de quoi manger, pour finalement en ressortir le ventre tout aussi vide. Je pars me poser dans le salon, et là les souvenirs remontent, ainsi que les larmes. Je me souviens de nos nuit blanches passés ici a regarder nos films cultes, a jouer aux jeux vidéos ou je faisais semblant de perdre juste pour te voir sourire, rien que ton sourire... j'aimais quand tu t'endormais sur moi, tu étais si belle endormis. Je pensais que tout ceci serait éternel, je pensais...
[...]Je sors de la salle de bain a moitié trempé, peut être pour chercher un peu plus de souffrance... Je prend mon manteau et sors, m'arrêtant sur le perron pour allumer ma cigarette, et avance doucement dans le froid. Aujourd'hui j'ai des envies de marché, marché lentement, profité de chaque pas, de chaque secousse.... Arrivé a la limite du village, je jette la photo de nous, celle que je gardais contre mon coeur, celle ou on étais a la neige, celle ou on se chamaillait, celle ou on était a deux, encore de simple amoureux. J'avance, encore et toujours face a ce froid tenace. J'emprunte un sentier encore sombre a cette heure, et qui m''est inconnus. Mais je ne cherche pas a savoir ou je vais. J'avance jusqu'à être a bout de souffle. Je ne peux plus résisté a cette fatigue si intense. Je m'arrête, et je m'écroule. Ceci est surement du au manque de sommeil, ou peut être de mon jeûne qui a duré que trop longtemps. Je tombe a terre, la tête la première. Je n'amortis pas ma chute, je ne cris même pas du choc contre les graviers. Je revois notre vie commune défilé devant mes yeux, et je te vois, là, assise sur ce sentier auprès de moi, le sourire au lèvre comme quand je te laissais gagner, les soirs d'été.... Pour la première fois depuis quelque mois, je souris, a celle que j'ai aimé plus que ma vie. Je ferme les yeux, et j'oublie.